Cabines

Voici une photo extraite du livre Face aux murs, consacré aux collages urbains d’Ernest Pignon-Ernest.

Je vous propose de partir de cette photo, de l’observer en détail puis de noter ce qu’elle vous inspire comme remarques, émotions, questions… et de partir de ce que vous aurez noté pour écrire un texte de la forme qui vous plaira. La seule contrainte, c’est que votre texte devra donner une explication – rationnelle ou non… – à l’attitude de cet homme…

Vos textes sont à envoyer avant lundi 11 heures à atelier(at)skriban(point)eu ou à mon adresse personnelle. Rendez-vous dans la journée de lundi pour la lecture des textes des uns et des autres. Bon courage! Petite précision : je mets mon blog livres en mode pause et celui-ci va suivre le même chemin. Ceci sera donc le dernier sujet de la saison! 

Lundi : voici les textes de Wens, Marie, Claudilucia,  Shirshasana et moi….

Wens. Je suis toute attendrie… Merci! :-)

La pluie redoublait …des sirènes hurlaient…un séisme …l’horreur…comment  était-ce possible ? je restais planté hagard le visage entre les mains près d’une cabine téléphonique…je sortais d’un tableau de Munch… à côté Claudia le regard vague sanglotait : ce n’est pas vrai, dis moi Wens … je rêve…non, nous étions en plein cauchemar , abattus…quel avenir nous attendait   et les questions surgissaient , se bousculaient sans réponse: pourquoi , comment ? les sentiments de tristesse, d’incompréhension, d’abandon venaient se fracasser dans nos têtes …elle écrit…je me retournais et je regardais Claudia qui esquissait  un sourire…elle écrit, c’est certainement pour cela que Gwen est en pause…alors j’ai dansé sous les dernières gouttes de pluie, je me suis senti l’âme de Gene Kelly , brusquement le  soleil  a écarté les nuages, le  rire de Claudia a fait taire les sirènes…

Marie. On s’amuse avec toi à se laisser berner par cette coquette… ;-)

Un moment d’égarement

- Au secours, au secours, sortez-moi de là, je dois le retrouver, aidez-moi….

Tout est de ma faute, je l’ai suivi à reculons ce soir : un temps épouvantable, un vent à écorner tous les troupeaux des alentours, une sarabande de giboulées qui vous mordent les mollets, alors il a allongé le pas. D’accord, je n’étais pas sortie de la journée, vu le temps. Il a cru me faire plaisir. Il sait que je suis coquette, que j’aime me promener à la tombée de la nuit, me jouer des lumières de la ville. Mais là, j’avais du mal à le suivre, fatiguée, agacée même de voir son peu de considération à mon égard. Il aurait pu me demander mon avis, un simple : “viens et suis-moi” n’est pas une invitation au rêve. Alors, j’en ai eu marre, j’ai ralenti, flâné un peu, admiré ma silhouette dans la vitrine d’un magasin et je l’ai perdu de vue. Un mouvement de foule, une bousculade, j’ai été broyée, piétinée, écrasée. J’ai cru l’apercevoir et je l’ai suivi. Et me voilà enfermée dans cette cabine téléphonique, qui pue la transpiration, les chips et la bière avec une personne que je ne connais pas. Je l’observe, elle m’ignore. Elle glisse une pièce dans le téléphone et se lance dans d’interminables palabres, à m’en casser les oreilles. Elle me coince, me marche dessus :

- aïe, attention, je suis là… Je n’en peux plus !

Les gens dehors me regardent sans me voir. Je tambourine les vitres, désespérée, honteuse de l’avoir abandonné, lorsque je sens son regard, il est là, devant moi, tout pâle, le souffle court, triste de m’avoir égarée un instant :

- Alors on déserte mes pas, me dit-il soulagé. Il entrouvre la porte, je me glisse à ses côtés. Alors il m’enlace et me jure un amour sans faille, car seuls les morts n’ont plus d’ombres !

Claudialucia. Je crois que tu as tout compris! Bravo! 

Le dernier poème

La cabine téléphonique

Comme un tombeau de verre

Pastilles de couleurs,

Confetti rouges et bleus du noir.

Il est enfermé dans la nuit

Les immeubles, falaises sombres

Parois de métal poli et froid

Membranes monstrueuses

Bêtes malfaisantes.

Il est enfermé dans la nuit

Pour éviter les cris de l’ombre,

La peur qui criaille et croasse

Sur ses oreilles il a mis le

Bandeau du doute, du désespoir

Il est enfermé dans la nuit

Et il crie, il crie sa vie,

La solitude,

Il crie

Parce que nul ne l’entend

Nulle lumière

Dans le tombeau de verre

De sa vie.

Shirshasana. Une belle interprétation de cette silhouette qui hurle son désespoir! 

Thomas, tout juste 40 ans, avait tout pour être heureux. Sa femme Agathe, qu’il connaissait depuis le lycée, lui avait donné 3 magnifiques enfants. Malgré les années, ils s’aimaient toujours comme au premier jour, peut-être même plus. Il occupait un poste de commercial dans une grande entreprise et il gagnait très bien sa vie.

Pourtant quelque chose clochait depuis quelques mois. A chaque fois qu’il passait devant la cabine téléphonique en bas de son immeuble il se passait une chose étrange. Il voyait son reflet qui l’observait comme s’il était doué de sa propre existence…

Il avait trouvé cela effrayant mais il avait essayé de ne pas y prêter attention. Son esprit devait lui jouer des tours. Après tout, depuis que la crise se faisait ressentir au quotidien dans son travail et qu’il devait redoubler d’efforts pour tenir les délais et atteindre ses objectifs, il était constamment sur les nerfs, épuisé, comme vidé à cause du surmenage. Pas étonnant qu’il soit l’objet d’hallucinations… ou quoi que ce soit d’autre…

Mais au fil des semaines son reflet dans la cabine s’était mis à changer. Il avait perdu ses cheveux. Il avait maigri. Des rides étaient apparues sur son visage. Il semblait avoir vieilli.

Pourtant Thomas, lui, ne changeait pas mis à part des cernes plus marqués. En revanche son mental était soumis à un stress constant.

La nouvelle était tombée 3 semaines auparavant. Il était celui qui allait être licencié parce que la boite était trop en difficulté. Et depuis ces 3 semaines son reflet, toujours vieilli et fatigué, poussait un hurlement muet tout en se bouchant les oreilles.

Sur la même période Thomas avait vraiment été très mal dans sa peau. Qu’allait-il devenir ? Allait-il trouver un autre poste dans la conjoncture actuelle ? Bien sûr que non, il savait bien que les entreprises susceptibles de l’embaucher étaient dans la même situation que celle qu’il allait bientôt quitter…

Alors ce soir quand il passa dans cette cabine téléphonique au reflet qui l’effrayait tant, il prit conscience qu’en fait il voyait le reflet de son âme. Pourquoi ? Il n’en avait aucune idée mais s’il continuait comme ça il allait exploser de l’intérieur. Il fallait qu’il fasse quelque chose.

Finalement ce fut la solution qui s’imposa à lui. Avec son indemnité de licenciement et ses économies il avait de quoi voir venir. Et puis Agathe travaillait…

Il allait se reconvertir. Oui voilà, c’était la seule chose à faire ! Il allait faire un bilan de compétences. Avec un peu de chance son nouveau boulot lui laisserait plus de temps pour s’occuper des enfants. Peut-être qu’il aurait même le temps d’écrire le roman qu’il portait en lui depuis des années. Oui ce serait très bien !

Il se sentit beaucoup mieux après avoir pensé tout ça.

Tout à coup il vit son reflet lui faire un clin d’œil et lui adresser un geste d’encouragement. A présent le reflet était redevenu plus jeune, ses cheveux avaient repoussés, son visage s’était lissé. Puis il avait disparu pour laisser place à un banal reflet, sans vie propre.

Thomas savait qu’il faisait le bon choix.

A l’avenir il serait toujours attentif au reflet qu’il verrait sur cette cabine téléphonique. Ce serait son ange gardien.

Gwé

Il court. Il court à perdre haleine. Soirée de cauchemar. Mauvais présage. D’abord, il a oublié son portable à la maison et Céleste a mis un temps fou à le joindre, il était en déplacement. Il est rentré dare-dare, grillant les feux rouges, les stops, risquant mille fois sa vie. Il a grimpé les trois étages comme un fou pour s’apercevoir qu’il avait oublié ses clefs. Mais où?

Il a hurlé, tambouriné à la porte. Il a entendu des gémissements. Céleste, mon dieu! Dans quel état devait-elle être maintenant? Ma chérie, tu m’entends? C’est moi! Je… je n’ai pas mes clefs! Il a perçu des sanglots et une voix faible qui disait : je ne peux pas bouger! Le travail est trop avancé. Fais quelque chose, chéri, aide-moi! Il a cru se liquéfier sur place. Son fils! Son premier fils! Pour lequel ils avaient tout préparé… et voilà qu’à cause de sa maladresse, de son étourderie, tous leurs plans tombent à l’eau. Il ne sait plus quoi faire. Il est tenté un instant de se laisser glisser sur le paillasson, d’attendre que le pire se produise. Mais non! Il est un homme, un futur papa. Que pensera son fils si plus tard il apprend le comportement lâche de son père le jour de sa naissance? Alors il fait tourner sa cervelle à toute vitesse.

Il ne pense pas à appeler un voisin au secours, il ne les connait pas ses voisins. Non, il redescend dans la rue à toute vitesse, à la recherche de la première cabine téléphonique. Il va appeler les secours, les pompiers, le GIGN s’il le faut. Ils enfonceront la porte, sauveront sa femme et son enfant. La nuit est tombée sur la ville. Les trottoirs sont glissants. Il court quand même. Il dérape, évite le vol plané de justesse. Enfin il l’aperçoit, là, sur l’avenue. Elle brille d’une lumière surnaturelle, comme dans un film d’anticipation. Elle est libre. Il soupire de soulagement.

Il ouvre la porte et se précipite. Il sort sa carte de crédit et la glisse dans la fente. Il décroche le combiné. Vite! Vite! L’écran affiche : lecture de la carte en cours. Puis il devient tout noir. Muet. L’homme recommence. Il tape sur l’appareil, essaie de composer le numéro d’urgence. Réalise qu’il n’a pas besoin de sa carte pour cela. La retire vivement. Rien! Bordel! Il jure, tempête, frappe. C’est quand il se retourne qu’il les voit. Deux petits malins qui partent en courant. Il comprend tout de suite : un appareil truqué qui a lu les informations de sa carte bleue. Les deux arnaqueurs l’ont décryptée à distance avec l’ordinateur qu’ils portent sous le bras.

L’homme se prend la tête entre les mains et hurle sa détresse aux lumières de la ville qui brillent comme des lampions autour de lui. Plus loin, là-bas, le cri d’un enfant juste né lui fait écho.

Pas d’atelier… (c’est une blague!)

Poisson d’Avril! :lol:

Bien sûr qu’il y a atelier aujourd’hui! M’enfin…

Voici d’ailleurs un joli poisson (emprunté ici) à colorier, à découper puis à coller dans le dos de qui vous voulez (ou bien à m’envoyer) :

Maintenant, passons aux choses sérieuses… Enfin, sérieuses, c’est vite dit…

Je vous propose, pour rester dans la tonalité poissonnière, d’écrire un texte en y incluant les mots ou groupes de mots suivants :

écaille – morue – chaloupe(r) – glace – anémone – filet – étoile de mer – queue de poisson – rouge – merlan – balise – fish and chips…

Voilà, vous avez jusqu’à lundi 11h00 pour m’envoyer vos textes à atelier(at)skriban(point)eu ou à mon adresse personnelle. Rendez-vous pour la lecture des textes dans le courant du lundi…

Edit de 15 heures : j’ai l’impression que ma blague est tombée à l’eau, c’est le cas de le dire… Mais où êtes-vous en ce beau dimanche? Dehors, sans doute… Ou bien à la pêche peut-être? 

Edit de lundi: Asphodèle, Dame Armande, Marie, Clara, Lucie, Jakline, Lilou, Valentyne et 32 Octobre sont venues me tenir compagnie! Merci à toutes et à tous, bonne lecture et à dans quinze jours! Et enfin Amélie qui a joué les tortues… 

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La petite reine

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, nous allons travailler à partir d’une photo.

La consigne : simplement partir de cette photo pour écrire le texte qui vous plaira… Vous pouvez cliquer dessus pour l’agrandir.

Vos textes sont à envoyer à atelier(at)skriban(point)eu ou à mon adresse personnelle. L’expérience de la publication le lundi, il y a quinze jours, en a arrangé quelques-un-e-s et je me suis dit que c’était peut-être une bonne idée… Ça donne un peu de rab’ à ceux qui n’ont pas beaucoup de temps. Si vous le voulez, on peut faire comme ça à partir de maintenant : envoi des textes entre le dimanche et le lundi 11 heures et publication dans la journée du lundi. Qu’en pensez-vous?

Bonne inspiration…

(Si vous reproduisez la photo avec votre texte sur votre blog, merci de préciser qu’elle m’appartient.)

Lundi, les participants sont Wens, Valentyne, Jakline (bienvenue! :-) ) et moi. Je mets les textes en ligne et repasserai plus tard pour les commentaires. Bonne lecture! 

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J’hallucine!

Bonjour et bon dimanche à tout le monde!

Aujourd’hui, nous allons parler d’hallucinations… Que vous choisissiez d’entrer dans la peau d’une Bernadette candidate à la sainteté, d’un grand consommateur de drogues diverses et variées ou d’un fou très inspiré, votre texte devra traiter d’hallucinations et comporter les quatre phrases suivantes, extraites du roman de D. Foenkinos, La Délicatesse :

Mais non, rien ne pouvait reprendre comme avant.

Mais qui avait bien pu inventer la moquette?

On cherche souvent à se détendre avec des choses qui nous énervent.

Son visage était orange, mais plutôt lever de soleil que coucher.

Comme d’habitude, vos textes sont à envoyer à atelier(at)skriban(point)eu ou à mon adresse personnelle. Comme je suis au salon du livre de Rennes ce dimanche, je vous donne rendez-vous demain, lundi, pour des lectures qui ne devraient laisser personne de marbre… ;-)

Lundi : j’ai passé un bon moment au salon du livre, merci! Billet prévu pour demain ou après-demain. En attendant, je vous livre les cogitations des uns et des autres sur le thème de l’hallucination qui, visiblement, vous a bien inspirés. Merci à vous tous d’avoir participé… :-D

  • Amélie
  • Lucie
  • Claudialucia
  • Wens
  • Asphodèle
  • Jean-Charles
  • Valentyne

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L’inconnu sur le seuil

Bonjour et bon dimanche à tous!

Petit sujet d’imagination aujourd’hui.

Vous rentrez d’une journée éreintante, la tête pleine d’idées sombres et là, sur le seuil de votre maison (ou de votre appartement), vous découvrez un homme, assis et qui semble vous attendre. Vous ne le savez pas encore mais il va bouleverser votre vie… 

Votre texte est à m’envoyer à atelier(at)skriban(point)eu ou à mon adresse personnelle avant 18 heures…

A 15 heures les participants sont : Clara, Wens, moi, Lilou, Jean-Charles et Claudialucia par ordre d’arrivée…

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Drôles d’ingrédients pour texte drôle… enfin, peut-être.

Bonjour à vous!

Et bienvenue sur l’Atelier d’écriture de Skriban qui a revêtu un nouveau visage et modifié un peu ses règles de jeu. Je vous laisse découvrir tout ça dans les pages Libre service d’écriture et l’Atelier… Tout y est expliqué.

Ce dimanche, un exercice que vous connaissez déjà mais sous une forme un peu différente. En effet, vous allez devoir écrire un texte – drôle, comique, bouffon, etc… – avec les ingrédients suivants :

  1. un nom d’oiseau
  2. un nom de président de la Vème république
  3. une position du kama-sutra
  4. une injure
  5. le nom latin d’une plante
  6. l’intitulé en italien d’une recette de pâtes
  7. un Etat parmi les cinquante que comptent les Etats-Unis
  8. un titre de roman d’Agatha Christie
  9. un instrument de musique
  10. un prénom démodé

Lâchez-vous! Faites nous (et vous par la même occasion!) rire!

Pendant que vous bûchez (ah! ah!) moi, je m’occupe du feu pour que vos mains ne s’engourdissent pas…

Les textes sont à envoyer à atelier(at)skriban(point)eu avant 18 heures…

Lundi: Lucie, Lilou, Wens, Claudialucia, Antinéa et moi avons participé.

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Restructuration!

Eh oui, ça n’arrive pas qu’aux autres…

J’ai fait faire un audit par un cabinet très en vue afin de restructurer l’Atelier, réduire les coûts, délocaliser le personnel à PennDach, améliorer le service aux clients et satisfaire les actionnaires… mais ses conclusions ne m’ont pas plu.

Aussi j’ai décidé de réunir mon équipe pour une séance de brainstorming intensif, sous perfusion de caféine. On avait loué une cabine téléphonique. Comme ça, on était sûr d’avoir assez de place… Tout n’est pas encore au point, ça fume encore entre les oreilles mais je vous rassure, bientôt un nouvel atelier tout beau, tout neuf étalera ses pages sous vos yeux. Le packaging a déjà été modifié… Sympa, non, le nouveau look de ce paquet de céréales lieu dédié à l’écriture?

Allez, j’y retourne! La pause est finie… MInce, il faut que je passe aux toilettes avant et me nettoie le museau…

 

Devoirs de vacances

L’année se termine… Déjà!

Je vous propose d’utiliser le temps des vacances pour écrire un texte en vous inspirant de la photo suivante. C’est Aifelle qui a bien voulu me la prêter pour l’occasion… Et elle est curieuse de savoir ce que votre imagination va bien pouvoir en faire…

Le thème est libre et la forme également. Vous avez jusqu’au 30 décembre pour poster votre texte en commentaire. 

Si vous publiez votre texte sur votre blog et souhaitez inclure la photos, merci de bien préciser son origine.

L’atelier d’écriture ne reprendra pas immédiatement après les vacances. Je souhaite, en effet, prendre un peu de temps pour réfléchir à une nouvelle formule qui puisse satisfaire tout le monde, avec des sujets aux contraintes plus variées… Depuis quelque temps, je ne suis plus satisfaite de ce que je vous propose et j’ai du mal à renouveler les sujets. N’hésitez pas à me faire part d’éventuelles suggestions. Je vous ferai signe dès que tout cela sera au point! 

En attendant, je vous souhaite à tous de très belles fêtes de fin d’année!

On se retrouve en 2012…

Dico-folies, épisode 2

Maintenant que les choix sont faits, je vous propose d’écrire un texte avec les mots suivants :

  1. HAGRIR : (Verbe du second groupe). Le  verbe est constitué à partir de deux interjections. Hahaha…et de Grgrgr…C’est le hurlement  que poussent les félins  au moment de mourir. Je tirais, la lionne s’abattit à mes pieds en hagrissant. (Barbarou de Tarascou. Les lions de L’Atlas). Satan visitait tous les soirs Soeur Lucie. Dans une  cellule isolée, le père Priape  exorcisait notre nonette qui hagrissait quand le démon la forçait. (Mémoires de Mère Péron ) (Wens, The one and only (thank god!) Wens!)
  2. EPROQUIOR : nom propre ; c’est le nom du 4ème roi mage,  celui qui portait le savon. Il est mort avant d’arriver à destination, après avoir glissé sur son présent posé à terre alors qu’il s’était  arrêté près d’une oasis pour se rafraîchir. (Lilou)
  3. GNAULOTE : n.f, petite érection matinale, intempestive mais peu motivée… Ben doudou, qu’est-ce que c’est que cette petite gnaulote? Il te plait pas mon caraco en moumoute? (Gwé)
  4. SEXYPOU : nom masculin. pluriel en x. C’est un petit filet ou une résille fine que l’on met dans les cheveux pour séparer les poux mâles et les poux femelles ;  chaque hémisphère est  imprégné de phéromones qui  attirent  les  insectes  adultes  et de  même sexe. Cela évite une reproduction trop importante. (Lilou)
  5. VEGAFFER : S’éloigner de l’étoile  (contraction de Vega et gaffer) (Asphodèle)
  6. QUOTAPAD : nom masc: de l’anglais to quote (citer), et pad (tablette). Appareil électronique de poche dont la mémoire contient un nombre important de citations de célébrités, auteurs, scientifiques etc. qui sert à paraître cultivé dans les soirées et autres cocktails mondains. Grand succès en France. (Corentin)
  7. EXOPROQUE : du grec ancien exo (à l’extérieur , au dehors) et proquesture : tribunal Littéralement : Tribunal extra terrestre. L’exoproque (ou exoproc)  est le magistrat suprême de l’exoproquesture créée après le bangbing de 2111. ce tribunal est compétent pour tous les litiges entre les planètes (en particulier Mars et la Terre), c’est lui qui ‘occupent notamment des visas permettant la circulation entre les planètes. (Valentyne)
  8. JAPIODODEME : Sens 1 : De japio : (Japon) et  de dodecade (douzaine): Il s’agit ici de recenser les douze merveilles du Japon. Parmi les plus connus le Mont Fuji, Tokyo, les parcs d’hokkaido les sushis, les mangas… Sens 2 : un japiododème est un animal qui ressemble légèrement au dodo mais avec une crête sur la tête qui fait penser à un diadème. Il jappe comme un chien. Il est protégé car très rare et vit exclusivement en Japiododémie. (Valentyne)
  9. PEKIOTIR : nom masc: départ avorté d’une fusée de spectacle pyrotechnique, en général associé à un hululement pathétique. Par ext: résultat lamentable. Ex: cet élève est si nul que son bac promet d’être un véritable pekiotir. (Corentin)
  10. NASOSE : du latin nasus qui signifie nez : Maladie du 22ème siècle : du fait de trop nombreuses interventions chirurgicales et manipulations génétiques, la nasose est une  disparition progressive des nez. A ne pas confondre avec la nasotrophie aussi appelée syndrome de Pinocchio qui est une mode lancée par un groupe de résistants à la nasose ambiante : les cléopatrases. Leur chanteur, Siranodebergerac, fait un slam qui fait fureur dont voici le début : c’est un roc !…C’est un pic ! …. C’est un cap ! que dis je c’est une péninsule !..  En argot la nasose se dit pifose ou tarinose. ( Valentyne)

Eh bien, avec ça, si vous vous en sortez, je vous décernerai le prix Mac Gyver de l’écriture en atelier! :lol: Bon courage et à dimanche soir pour la suite de nos aventures. Textes à envoyer, comme toujours à atelier(at)skriban(point)eu ou bien à mon adresse personnelle…

10H : Wens et Gwé se sont bien amusés…

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Dico-folies

Bonjour tout le monde!

Nous allons coupler l’atelier d’aujourd’hui et celui qui aura lieu dans quinze jours.

Dans un premier temps, je vais vous donner une liste de mots créés aléatoirement par un petit programme informatique concocté par mon fils. Vous devrez en inventer les définitions – avec étymologie, sens différents, exemples, etc… si vous êtes très en forme…  (vous n’êtes pas obligés d’en inventer pour les dix, si vous n’êtes pas inspiré…). Dimanche, au moment de la lecture, chacun choisira pour les dix mots en question la définition qu’il préfère.

Dans quinze jours, je rappellerai pour chaque mot la définition qui a eu le plus de votes et vous devrez écrire un texte avec ces dix mots nouveaux, en respectant leur définition bien évidemment!

Pour aujourd’hui, voici les mots dont vous allez devoir inventer la définition :

  1. Hagrir
  2. Eproquior
  3. Gnaulote
  4. Sexypou
  5. Vegaffer
  6. Quotapad
  7. Exoproque
  8. Japiododème
  9. Pekiotir
  10. Nasose

La définition de ces mots nouveaux qui, je n’en doute pas, vont enchanter l’Académie, est à envoyer à atelier@skriban.eu ou à mon adresse personnelle. Rendez-vous dimanche à 18 heures pour découvrir ce que vos imaginations toujours débridées auront inventé…

Edit de samedi : sur les conseils de Claudialucia, j’apporte une petite précision. Il n’y a pas d’urgence à proposer les définitions puisque nous ne les utiliserons que dans quinze jours. Je vous propose donc de recueillir vos textes jusqu’à dimanche prochain (11 décembre – 18h) et vous aurez encore du dimanche soir au jeudi pour voter. Ça vous va comme ça? :-)

Pour voter, vous inscrivez en commentaire la lettre correspondant au mot et le numéro de la définition que vous préférez. (A.3, B.7,…) Vous avez jusqu’au Jeudi 15 décembre, 18 heures, pour cela…

Samedi : Gwé, Corentin, Lilou, Valentyne, Claudialucia, Wens et Asphodèle ont donné leurs définitions .What about you? Je précise aussi qu’on pourra voter même si on n’a pas participé…

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